
Le corps humain secrète lui-même des antioxydants, mais en quantité insuffisante au regard de l’accroissement du stress oxydatif ; ce sont des enzymes comme la glutathion peroxydase (GPX) ou la super oxyde dismutase (S.O.D). Dans notre environnement, sont également présents certains oligoéléments catalyseurs, connus pour leur action anti-oxydante : ce sont notamment le cuivre, le zinc, le manganèse, la vitamine E et, au premier rang, le sélénium. Celui-ci peut se trouver dans les céréales, la viande et le poisson, mais en quantité de plus en plus minime (du fait des méthodes modernes de culture).
La pollution atmosphérique, les excès de table, la consommation d’alcool et de tabac, l’exposition au soleil, mais également le stress notamment lié à une activité socioprofessionnelle excessive, dégradent l’hygiène de vie de nos contemporains, et font le lit de pathologies multiples : polyarthrites, artériosclérose avec complications coronariennes et cérébrales, maladies neuro-dégénératives (Alzheimer, Parkinson), sans parler de l’accélération du vieillissement cellulaire et des dysfonctionnements à l’origine de nombreux cancers. Ainsi le stress accélère-t-il l’oxydation de la cellule.
On dit d’une molécule qu’elle est oxydée lorsque, à la suite d’une réaction chimique, elle perd un électron au profit d’un atome d’oxygène. Dans le corps humain, ces molécules oxydées sont appelées radicaux libres ; parce qu’elles cherchent à retrouver leur électron manquant, elles produisent des réactions d’oxydation en chaîne, et se comportent dès lors en agents toxiques. Le rôle de l’antioxydant est de céder des électrons aux radicaux libres, afin de stopper la réaction en chaîne et d’enrayer le processus d’oxydation.
La spiruline existe telle quelle depuis plus de trois milliards d'années. Ainsi nommée en raison de sa forme spiralée, elle appartient à la famille des cyanobactéries ou microalgues bleu-vert. Il existe près de 1 500 espèces d'algues bleues, et 36 espèces de spiruline sont comestibles. La principale espèce actuellement offerte sur le marché est la Spirulina platensis Elle est cultivée principalement en Californie et à Hawaï où une sous-espèce a été mise au point, la Spirulina pacifica®. Dans le commerce, la spiruline se présente sous la forme d'une poudre bleu-vert déshydratée.
Composition nutritionnelle. La spiruline contient une mine de nutriments dans un très petit volume. En voici les principaux. Noter que sa teneur peut varier selon son origine.
Elle renferme de 55 % à 70 % de protéines d'excellente qualité (proportion des acides aminés et digestibilité optimales), ce qui représente de 2,5 g à 3,5 g par dose de 5 g.
La spiruline est une source exceptionnelle de caroténoïdes variés (bêta-carotène principalement, mais aussi cryptoxanthine, lutéine, zéaxanthine, etc.), soit autour de 22 mg/5 g. Elle fournit notamment une quantité astronomique de bêta-carotène, soit de 12 000 UI à 25 000 UI par 5 g.
Elle constitue une excellente source de fer, soit de 3 mg à 8 mg par 5 g.
Elle contient une quantité appréciable d'acide gamma-linolénique (de 40 mg à 50 mg/5 g), un acide gras insaturé de la famille des oméga-61.
De plus, la spiruline est riche en phycocyanine, le seul pigment bleu naturel pouvant servir de colorant alimentaire et auquel on attribue une activité antioxydante importante. Elle contient également de la chlorophylle et de petites quantités de plusieurs minéraux. Elle est dotée d’une faible teneur en calories et on lui attribue des vertus immunomodulatrices 2,3.
Voilà pourquoi on parle souvent de cette algue comme d’un « superaliment ».
Le sélénium est utilisé en médecine depuis plus d’un siècle. Il est notamment prescrit dans les cas de faiblesse générale, de migraines et de névralgies, de rhumatismes, de troubles hépatiques, d’hypertrophie de la prostate, d’eczéma, de psoriasis, de constipation, etc. Plus généralement, la médecine met en avant son efficacité dans la lutte contre les dysfonctionnements immunitaires. Son action est particulièrement spectaculaire dans le traitement des affections liées au stress oxydatif.
LES LIMITES DU SELENIUM
Métalloïde aux propriétés chimiques voisines de celles du soufre, le sélénium ne doit pas être, sous sa forme brute, absorbé en trop grandes quantités. Or, la levure de sélénium présente l’inconvénient d’être composée de cellulose, ce qui la rend difficilement absorbable par la paroi intestinale : on parle d’une biodisponibilité faible – dans tous les cas inférieure à 10%. Ainsi, pour 50 microgrammes de levure de sélénium ingérés, moins de 5 seulement passeront dans l’organisme. Il en faudrait donc, pour la rendre efficace, des quantités excessives. Augmenter la biodisponibilité du sélénium : tel fut, dès lors, le but des travaux d’Henri Oréal et du laboratoire de recherche de l’université de Montpellier.
UN SUPPORT IDEAL : LA SPIRULINE
Pour obtenir un sélénium beaucoup plus assimilable, les chercheurs ont eu l’idée de l’intégrer à une micro-algue ultra-protéinée : la spiruline. Celle-ci, une cyanobactérie présente à l’état naturel depuis trois milliards et demi d’années, et dont les propriétés sont en soi bénéfiques à l’organisme, « digère » le sélénium sous certaines conditions, et le rend dès lors assimilable à plus de 80% ! Ce qui signifie que, pour 50 microgrammes de spiruline séléniée ingérée (soit deux gélules de Cegen-R), on en retrouvera, cette fois, 40 microgrammes dans le sang.
Ainsi est né un « super-antioxydant au sélénium ».
L'ENZYME CELLULAIRE SUPER OXYDE DISMUTASE (SOD)
L'apport en nutriments naturels est de plus en indispensable pour renforcer nos défenses immunitaires et éviter une oxydation cellulaire excessive (radicaux libres). Parmi les carences les plus fréquentes en enzymes métaboliques impliquées dans diverses réactions, la superoxyde dismutase (SOD) se trouve à l'origine de diverses affections.
La SOD, aux nombreuses propriétés :
- Anti-inflammatoires
- Anti-radicalaires,
- Agit contre le vieillissement des tissus et permet leur régénération.
Elle est un complément naturel indiqué pour la régénérescence de toutes les cellules, mais plus particulièrement celles du coeur du cerveau, de la peau, des veines et des artères.
Le stress oxydatif, conséquence naturelle du métabolisme de l’oxygène, est normalement contrôlé par des systèmes de défense antioxydante endogènes (Qui provient de l'intérieur du corps).
Lorsque ceux-ci s’avèrent insuffisants, il en résulte des lésions cellulaires impliquées dans le vieillissement mais également dans certains processus pathologiques.
Puissante enzyme antioxydante naturelle, la S.O.D agit à la source même de la réaction en chaîne induite par les espèces réactives de l’oxygène et constitue donc le premier et l’un des principaux maillons du processus de défense contre les radicaux libres.
Malheureusement, en raison de la fragilité de sa structure moléculaire, la S.O.D non protégée est inactivée dans le tube digestif. Grâce à un procédé de couplage à la gliadine, protéine extraite du blé, on dispose désormais d’une SOD d’origine végétale (extrait de melon riche en SOD) bioactive par voie orale. Plusieurs études in vivo chez l’animal ainsi qu’une étude clinique chez des volontaires sains ont effectivement confirmé le maintien de l’activité antioxydante de l’enzyme SOD après absorption par voie orale, action par ailleurs combinée à des propriétés anti-inflammatoires et immunomodulatrices.
La vitamine E est une vitamine liposoluble qui existe sous différentes formes chimiques. Le composé le plus actif est l'alpha tocophérol mais il a besoin des autres composés pour agir correctement.Elle se trouve dans tous nos tissus. Cependant l'hypophyse et la surrénale en contiennent deux cent fois plus que les autres organes. Les membranes de nos cellules sont faites d'acides gras poly-insaturés, ceux-ci s'oxident en présence de radicaux libres.
La vitamine E est un anti-oxydant. Elle protège les tissus contre les dommages de l'oxydation en neutralisant ces radicaux libres. Elle fonctionne de pair avec les autres anti-oxydants tels que les vitamines C et A et le sélénium. Un excès ou un manque de l'un d'eux peut diminuer les propriétés de l'autre.
La glutathion peroxydase est une enzyme formée de quatre sous-unités contenant chacune un atome de sélénium incorporé dans une molécule de sélénocystéine (dans laquelle l'oxygène du groupement hydroxyle de la sérine est remplacé par le sélénium). La glutathion peroxydase est présente dans les liquides extracellulaires et dans les cellules au niveau du cytosol et des mitochondries. Elle assure la transformation des hydroperoxydes organiques, lipidiques notamment, de type ROOH en ROH.
Le terme radical libre est plus particulièrement utilisé dans le contexte de la communication des entreprises pharmaceutiques et cosmétiques. Le terme scientifique correct est "espèce réactive oxygénée (ou azotée)", avec les abréviations anglaises : ROS (ou RONS). On parle également de "radicaux oxygénés libres" ou de "dérivés réactifs de l'oxygène".
Grossièrement, les radicaux libres sont des espèces chimiques à très forte réactivité capables d'oxyder les protéines, l'ADN et les membranes des cellules (attaque des lipides constitutifs)Â : c'est une des théories actuelles du vieillissement.
Un radical (souvent appelé radical libre) est une espèce chimique possédant un ou plusieurs électrons non appariés sur sa couche externe. Il se note par un point. La présence d'un électron célibataire confère à ces molécules, la plupart du temps, une grande instabilité (elles ne respectent pas la règle de l'octet), ce qui signifie qu'elles ont la possibilité de réagir avec de nombreux composés dans des processus le plus souvent non spécifiques, et que, donc, leur durée de vie en solution est très courte.