
Métalloïde aux propriétés chimiques voisines de celles du soufre, le sélénium ne doit pas être, sous sa forme brute, absorbé en trop grandes quantités.
Or, la levure de sélénium présente l’inconvénient d’être composée de cellulose, ce qui la rend difficilement absorbable par la paroi intestinale : on parle d’une biodisponibilité faible – dans tous les cas inférieure à 10%.
Ainsi, pour 50 microgrammes de levure de sélénium ingérés, moins de 5 seulement passeront dans l’organisme. Il en faudrait donc, pour la rendre efficace, des quantités excessives.
Augmenter la biodisponibilité du sélénium : tel fut, dès lors, le but des travaux d'Henri Oréal et du laboratoire de recherche de l'université de Montpellier.